Réseau
ATM : Asynchronous Transfer Mode. « Mode de transfert asynchrone », par analogie avec un tapis à bagages où toutes les valises auraient exactement la même taille.
Cellules : ATM transporte des cellules fixes de 53 octets, dont 5 d'en-tête et 48 de charge utile, ce qui facilite la commutation matérielle et borne la gigue.
Circuits virtuels : Avant tout échange, un circuit virtuel est établi ; les commutateurs acheminent les cellules selon des identifiants de chemin et de canal virtuels, avec des classes de qualité de service négociées.
Héritage : Conçu pour unifier voix, vidéo et données chez les opérateurs, ATM a servi de cœur de réseau et de transport pour l'ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line), avant d'être supplanté par Ethernet et IP ; MPLS en a repris l'idée de chemin préétabli.
Taille de compromis : Découper un paquet IP en cellules de 48 octets gaspille une part notable de la bande passante en en-têtes et en remplissage. Cette taille résulte d'un compromis entre deux camps de normalisateurs, ce qui explique qu'elle n'ait jamais satisfait personne.
Ce qui arrive si on s'en passe
Sans circuit virtuel établi au préalable, une cellule ATM n'a nulle part où aller : les commutateurs l'acheminent selon des identifiants de chemin et de canal qui n'existent pas encore, et la qualité de service négociée reste lettre morte. Méconnaître le découpage en cellules de 48 octets conduit aussi à mal dimensionner un lien, une part notable de la bande passante partant en en-têtes et en remplissage. Aujourd'hui, s'en passer est devenu la règle, Ethernet et IP ayant pris la place. Il est des absences que personne ne remarque, et c'est même à cela qu'on reconnaît une technologie parvenue à la retraite.
Explication de la marmotte
Autrefois, les grands opérateurs de télécommunications voulaient faire passer le téléphone, la télévision et les données informatiques sur un seul et même réseau. Leur idée : tout découper en tout petits morceaux de taille identique, comme des colis tous du même format, et les faire circuler très vite sur des chemins réservés à l'avance. Des colis identiques se trient plus facilement par des machines. Cette technique a été très utilisée dans les années quatre-vingt-dix, puis remplacée par des méthodes moins chères et plus souples, mais elle a laissé des traces dans les réseaux d'aujourd'hui.
Où ce terme est utilisé
- Accès terrestres, fibre, cuivre et réseaux câblés (2 occurrences)
- Couches, normes et vocabulaire de paquets (2 occurrences)
- MPLS, GMPLS, SD-WAN et overlays opérateurs (2 occurrences)
- Ethernet, trames et commutation locale (1 occurrence)
