Réseau : cartographier et écouter
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Découvrir les machines et les services d’un réseau, capturer les échanges et lire ce qu’ils disent vraiment.
Section
Fiches des outils de sécurité : à quoi ils servent, ce qu'ils montrent, ce qu'ils ne montrent pas, et dans quel cadre on a le droit de s'en servir.
Rubrique · 4 pages · 3 sous-sections
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Découvrir les machines et les services d’un réseau, capturer les échanges et lire ce qu’ils disent vraiment.
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Casser hors ligne des empreintes de mots de passe, pour mesurer ce que vaut vraiment leur stockage.
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Les systèmes qui rassemblent l’outillage du test d’intrusion, et pourquoi on n’en fait pas son poste.
Voir ce que le réseau expose
Éprouver le stockage des mots de passe
Rassembler l’outillage, hors de son poste
Un outil de sécurité ne sait pas de quel côté il travaille. Le même programme sert à vérifier qu’une porte est fermée et à chercher laquelle ne l’est pas ; seuls changent l’intention de celui qui le lance et l’autorisation qu’il a, ou n’a pas, dans sa poche. Cette rubrique décrit ces outils un par un : ce qu’ils font, ce qu’ils laissent croire, et ce qu’ils apprennent à celui qui protège autant qu’à celui qui attaque.
Dans un atelier, chaque outil a sa place au mur, avec une étiquette : à quoi il sert, quand le sortir, et ce qu’il ne faut pas lui demander. Cette rubrique est ce mur pour les outils de sécurité informatique. Elle rappelle aussi qu’un pied-de-biche ne s’essaie que sur sa propre porte, ou sur celle d’un voisin qui a dit oui par écrit.
→ Lire l’explication complète de la marmotte
Toutes les fiches suivent le même ordre, pour qu’on puisse les comparer et aller droit à la question qu’on se pose :
On ne scanne, n’écoute et ne casse que ce qu’on a le droit de tester : un périmètre défini, un accord écrit du responsable du système, des dates. En France, les articles 323-1 et suivants du code pénal répriment l’accès frauduleux à un système d’information, et la bonne foi de celui qui « voulait juste vérifier » n’y figure pas parmi les exceptions. Pour s’exercer, il existe des laboratoires, des machines à soi et des cibles mises à disposition par les éditeurs ; la page sur le test d’intrusion décrit comment un test se commande et se cadre quand il porte sur un vrai système.
Une équipe qui ne connaît pas ces outils défend un système qu’elle n’a jamais regardé de l’extérieur. Elle tient pour exacte la liste des services déclarés, alors que personne n’a vérifié ce qui répond réellement ; elle ignore à quoi ressemble, dans ses journaux, un scan ou une capture en cours, et ne sait donc pas les reconnaître le jour où ils ne viennent pas d’elle. L’attaquant, lui, utilise exactement ces programmes, gratuits et documentés. L’écart de connaissance joue alors entièrement en sa faveur : il sait ce que le système expose, et ceux qui en ont la charge l’apprennent par lui.
Cette rubrique présente des programmes utilisés en sécurité informatique. Chacun a une tâche précise : l’un dresse la liste des machines et des services d’un réseau, un autre enregistre les messages qui y circulent pour qu’on puisse les lire, un autre encore essaie de retrouver des mots de passe à partir de leur forme protégée. Ces programmes servent aussi bien à attaquer qu’à défendre. Celui qui protège un système s’en sert pour voir ce qu’un attaquant verrait, et pour corriger avant lui. Chaque fiche suit le même plan : à quoi sert l’outil, qui le fabrique, quand on l’utilise, ce qu’il montre, ce qu’il ne montre pas, des exemples, ses limites et la façon de repérer que quelqu’un s’en sert. La partie sur ce que l’outil ne montre pas est importante : un résultat qui semble rassurant vient souvent de ce que l’outil n’a pas pu voir. Enfin, la loi interdit d’utiliser ces programmes sur un système qui ne vous appartient pas sans l’accord écrit de son responsable. Pour apprendre, on s’exerce sur ses propres machines ou sur des cibles prévues pour cela.