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CNSA : Commercial National Security Algorithm Suite

Cryptographie

CNSA : Commercial National Security Algorithm Suite. « Suite d'algorithmes commerciaux pour la sécurité nationale », par analogie avec la liste de fournisseurs agréés d'une cantine, sauf qu'on y sert des clés de 256 bits.

Origine : Publiée par la NSA, elle fixe les algorithmes que doivent employer les systèmes de sécurité nationale américains. Beaucoup d'industriels l'adoptent comme profil de référence, par confort ou par obligation contractuelle.

Première version : Elle retient AES-256, SHA-384, la courbe P-384 pour les échanges et signatures, et RSA ou Diffie-Hellman avec des modules d'au moins 3072 bits. Une liste courte, ce qui en cryptographie est souvent une qualité.

CNSA 2.0 : La seconde version organise la transition post-quantique : ML-KEM (Module-Lattice-based Key Encapsulation Mechanism) et ML-DSA remplacent les primitives à courbes et RSA, avec des signatures à base de hachage pour les micrologiciels, selon un calendrier échelonné. Une agence dont le métier est d'écouter les autres expliquant comment ne pas être écouté : le paradoxe n'enlève rien à la qualité du conseil.

Ce qui arrive si on s'en passe

Ignorer CNSA n'expose à rien de mystérieux, sauf pour qui y est tenu : un industriel lié par contrat à ce profil livre un produit refusé, parce qu'il emploie une courbe ou une taille de clé absente de la liste. Plus sournoisement, ignorer le calendrier de CNSA 2.0 revient à découvrir tard que les primitives à courbes et RSA doivent céder la place à ML-KEM et ML-DSA, et que les micrologiciels attendent des signatures à base de hachage. La migration commencée le jour de l'échéance a toute la sérénité d'un déménagement entrepris le matin de la remise des clés.

Explication de la marmotte

Quand on protège des informations très sensibles, il ne suffit pas d'utiliser « un » moyen de chiffrer : il faut choisir parmi ceux qu'on juge vraiment robustes, avec des réglages assez forts. Aux États-Unis, un service de l'État publie une liste officielle de recettes approuvées pour ses systèmes les plus secrets. Des entreprises du monde entier s'en servent aussi comme repère, comme on suivrait le cahier des charges le plus exigeant du marché. La version récente prépare l'arrivée des futurs ordinateurs quantiques, capables un jour de casser certaines méthodes actuelles.

Où ce terme est utilisé

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