Infrastructure
EDI : Electronic Data Interchange. « Échange de données informatisé » entre organisations, par analogie avec un formulaire administratif si strictement normalisé que deux machines peuvent le remplir et le lire sans qu'aucun humain ne s'en mêle.
Principe : Commandes, factures, avis d'expédition ou remises bancaires sont échangés sous forme de messages structurés, directement d'un système d'information à un autre. Les normes les plus répandues sont UN/EDIFACT, surtout en Europe, et ANSI X12 en Amérique du Nord.
Transport : Le message voyage par AS2 (HTTP avec signature, chiffrement et accusé de réception signé), par SFTP, par OFTP2 dans l'automobile, ou par un réseau à valeur ajoutée d'un prestataire. La norme décrit le contenu ; la sécurité dépend entièrement du tuyau choisi.
Sécurité : Un flux EDI déclenche des paiements et des livraisons sans validation humaine. Il faut donc authentifier le partenaire (certificats, mTLS), signer les messages, contrôler les doublons et tenir un registre des flux et de leurs propriétaires.
Longévité : Beaucoup de flux ont été configurés il y a quinze ans par quelqu'un qui est parti depuis. Ils fonctionnent, donc personne n'y touche, jusqu'au jour où le certificat expire un vendredi soir, horaire que les certificats semblent choisir avec soin.
Ce qui arrive si on s'en passe
Sans échange de données normalisé et authentifié entre partenaires, les commandes et les factures circulent par courriel, fichiers joints ou dépôts partagés, ressaisis à la main. Chaque ressaisie ajoute des erreurs, et un faux courriel de fournisseur annonçant un changement de coordonnées bancaires devient difficile à distinguer d'un vrai. Quand un flux EDI existe mais n'est ni signé ni authentifié, un tiers capable d'écrire dans le canal peut injecter une commande ou une facture qui sera traitée automatiquement. Sans inventaire des flux ni surveillance des certificats, l'expiration d'un certificat de partenaire interrompt la chaîne de commandes sans prévenir, et un accès de partenaire resté actif après la fin du contrat laisse une porte ouverte que personne ne surveille.
Explication de la marmotte
Quand un supermarché commande des yaourts à une laiterie, il ne téléphone pas et n'écrit pas de lettre. Son ordinateur envoie directement un bon de commande à l'ordinateur de la laiterie, dans un format que les deux comprennent parfaitement. La laiterie répond de la même façon avec un bon de livraison, puis une facture. Tout se fait automatiquement, sans ressaisie. Comme ces messages déclenchent de vraies livraisons et de vrais paiements, il faut être sûr qu'ils viennent bien du bon partenaire et que personne ne les a modifiés en route.
Où ce terme est utilisé
- Authentifier une API B2B hors annuaire interne (4 occurrences)
- Gérer les accès externes des prestataires (3 occurrences)
