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ESN : Entreprise de services du numérique

Infrastructure

ESN : Entreprise de services du numérique. « Société qui vend à d'autres entreprises du conseil, du développement et de l'exploitation informatique », par analogie avec l'entreprise générale du bâtiment, qui prête ses artisans ou livre le chantier clés en main.

Séquence entre trois acteurs : Client, ESN et Éditeur. 1. Le client exprime son besoin à l'ESN (cahier des charges ou demande de profils). 2. En régie, l'ESN fournit des consultants facturés au temps passé, avec obligation de moyens. 3. Au forfait, elle remet un livrable à prix fixe, avec obligation de résultat. 4. L'éditeur fournit à l'ESN la licence du logiciel à intégrer. 5. L'ESN livre au client le logiciel intégré, paramétré, puis maintenu. 6. Si elle revend sous sa marque un système d'IA à haut risque, l'ESN devient fournisseur (AI Act, article 25).

Ancien nom : SSII : Jusqu'en 2013, on disait SSII (société de services et d'ingénierie en informatique) ; le syndicat professionnel du secteur a alors adopté ESN. Le changement de nom n'a modifié ni le métier ni le taux journalier ; il a surtout obligé à réimprimer des plaquettes.

Régie ou forfait : En régie, l'ESN place des consultants chez le client et facture le temps passé, avec une obligation de moyens. Au forfait, elle s'engage sur un livrable, un prix et un délai, donc sur un résultat.

Intégration et exploitation : Une ESN n'écrit pas toujours le logiciel : elle intègre souvent celui d'un éditeur, le paramètre, puis en assure la maintenance (TMA, tierce maintenance applicative) ou l'infogérance. Elle se rémunère sur le service, là où l'éditeur vit de ses licences.

Rôle au sens de l'AI Act : Une ESN qui revend sous sa marque un système d'IA à haut risque devient fournisseur (article 25, cas a) et hérite des obligations de l'article 16. Même bascule si elle le modifie substantiellement (cas b), ou si elle change la destination d'un système qui n'était pas à haut risque de sorte qu'il le devienne (cas c).

Explication de la marmotte

Une entreprise a souvent besoin d'informaticiens sans vouloir tous les embaucher. Elle fait alors appel à une société spécialisée, un peu comme on appelle une entreprise de travaux pour refaire une maison plutôt que d'engager soi-même un maçon, un électricien et un plombier. Cette société prête ses informaticiens pour quelques mois, ou bien s'engage à livrer un logiciel terminé pour un prix convenu d'avance. Parfois, elle revend aussi des logiciels fabriqués par d'autres, en y mettant son propre nom. Dans ce cas, c'est elle qu'on vient voir si le logiciel pose un problème, exactement comme le restaurant qui sert un plat acheté ailleurs.

Où ce terme est utilisé

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