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MAN : Metropolitan Area Network

Réseau

MAN : Metropolitan Area Network. « Réseau métropolitain », par analogie avec le réseau de bus d'une agglomération : plus vaste que le couloir d'un immeuble, plus modeste que les lignes qui traversent le pays.

Échelle : Entre le LAN d'un bâtiment et le WAN qui franchit les régions : il relie les sites d'une ville ou d'une agglomération, typiquement sur quelques dizaines de kilomètres.

Technologies : Fibre noire, Ethernet métropolitain, WDM ou MPLS aujourd'hui ; FDDI, SONET et SDH en leur temps. Les technologies passent, la ville reste, et c'est bien la seule chose stable du dossier.

Usages : Interconnexion des bâtiments d'une collectivité, d'un campus éclaté ou d'une régie de transports, souvent sur une infrastructure louée à un opérateur local.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans réseau métropolitain, les sites d'une même agglomération se relient par Internet, avec une latence et un débit qu'aucune des deux parties ne maîtrise. Confier le MAN à une infrastructure louée à un opérateur local sans chiffrer les flux revient à faire transiter dossiers d'usagers ou données administratives sur des fibres qu'un tiers exploite. Une interconnexion sans chemin de secours transforme enfin une tranchée de travaux publics en panne générale du campus ou de la collectivité. La pelleteuse reste, à l'échelle d'une ville, la menace la mieux documentée et la moins sensible aux correctifs.

Explication de la marmotte

Les réseaux informatiques se classent selon leur taille, un peu comme les routes. Le réseau d'une maison ou d'un bureau ressemble aux couloirs d'un bâtiment. Celui qui traverse tout un pays ressemble aux autoroutes. Entre les deux, il existe le réseau à l'échelle d'une ville : il relie par exemple la mairie, les écoles et la piscine municipale, souvent grâce à des câbles en fibre optique posés sous les rues. Chaque bâtiment garde son petit réseau, et celui de la ville les fait communiquer entre eux.

Où ce terme est utilisé

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