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MITM : Man-in-the-Middle

Sécurité

MITM : Man-in-the-Middle. « Homme du milieu », par analogie avec le facteur indiscret qui ouvre chaque lettre, la lit, parfois la réécrit, puis la recolle avant de la distribuer.

Principe : L'attaquant s'intercale entre deux parties et se fait passer pour chacune auprès de l'autre. Il peut lire, relayer, modifier ou bloquer les échanges, pendant que les deux victimes croient converser directement.

Se placer au milieu : Empoisonnement ARP sur un réseau local, faux point d'accès Wi-Fi, réponse DNS falsifiée ou détournement BGP : les moyens varient, le résultat est le même. L'attaquant n'a pas besoin de casser quoi que ce soit, seulement d'être sur le chemin, ce qui constitue une ambition modeste.

Chiffrer ne suffit pas : Un échange DH sans authentification se fait intercepter proprement : l'attaquant négocie un secret avec chaque côté. Seule l'authentification de l'interlocuteur, par certificat, clé épinglée ou secret préalable, déjoue l'attaque.

Parade : TLS avec vérification du certificat et du nom par une PKI de confiance, mTLS, SSH avec empreintes vérifiées : la protection tient à la vérification, pas au chiffrement lui-même.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans authentification des interlocuteurs, toute personne capable de s'insérer sur le chemin réseau peut lire et modifier les échanges, même chiffrés : elle établit simplement deux sessions, une avec chaque partie. Identifiants, jetons de session et données transitent alors en clair pour elle, et elle peut injecter du contenu, rediriger un virement ou servir un faux logiciel. Accepter un certificat invalide, désactiver la vérification du nom dans un client ou ignorer un changement d'empreinte de clé revient exactement à supprimer cette authentification. Les réseaux publics, les postes partagés et les chemins traversant des tiers sont les situations où l'attaque est la plus accessible.

Explication de la marmotte

Imaginons deux amis qui s'échangent des mots en classe en les faisant passer par un camarade. Si ce camarade est malhonnête, il peut lire chaque mot, en changer le contenu, puis le transmettre comme si de rien n'était. Les deux amis ne se doutent de rien. Sur Internet, c'est la même chose : quelqu'un placé sur le trajet des messages peut les espionner ou les modifier. Pour s'en protéger, il ne suffit pas d'écrire en code secret, il faut surtout vérifier qu'on parle bien à la bonne personne.

Où ce terme est utilisé

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