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OSM : Open Source MANO

Réseau

OSM : Open Source MANO (Management and Orchestration). « Gestion et orchestration en source ouverte », par analogie avec un chef de gare qui ne conduit aucun train mais décide lesquels partent, sur quelle voie et quand.

Le rôle : OSM est un orchestrateur de virtualisation des fonctions réseau (NFV), hébergé par l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute). Il implémente la couche de gestion et d'orchestration de l'architecture de référence NFV.

Les descripteurs : Les fonctions réseau virtualisées et les services qui les enchaînent sont décrits dans des modèles déclaratifs. L'orchestrateur en tire l'instanciation, la mise à l'échelle et l'arrêt ; on déclare, il exécute, et la réalité finit généralement par suivre.

Les infrastructures : Il pilote plusieurs gestionnaires d'infrastructure virtualisée, comme OpenStack ou Kubernetes, au lieu de s'y substituer. Un chef d'orchestre ne joue pas du violon, et c'est tant mieux pour le violon.

Écosystème : Il côtoie les travaux d'intégration comme OPNFV et les autres projets d'orchestration réseau ouverts ; les choix se font sur le périmètre fonctionnel et la communauté active.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans orchestrateur comme OSM, les fonctions réseau virtualisées s'instancient, se dimensionnent et s'arrêtent à la main, sur chaque infrastructure, et l'état réel du réseau s'éloigne peu à peu de ce que chacun croit avoir déployé. Une fonction oubliée continue de tourner sans que personne la surveille, une autre manque au moment d'une montée en charge. Quant à l'orchestrateur lui-même, son accès aux gestionnaires d'infrastructure comme OpenStack ou Kubernetes en fait une cible de choix : qui le contrôle décide de ce qui part, sur quelle voie et quand. Le chef de gare ne conduit aucun train, mais il suffit de lui voler sa casquette pour les dérouter tous.

Explication de la marmotte

Les opérateurs de téléphonie et d'Internet utilisaient autrefois des boîtiers spécialisés pour chaque tâche : un pour filtrer, un pour répartir le trafic, et ainsi de suite. Aujourd'hui, beaucoup de ces boîtiers sont remplacés par des programmes qui tournent sur des serveurs ordinaires. Il faut alors quelqu'un pour décider quel programme lancer, où, combien de copies, et comment les relier entre eux. Ce logiciel libre joue ce rôle de chef d'orchestre : on lui décrit le service voulu, et il installe, surveille et ajuste automatiquement tous les morceaux.

Où ce terme est utilisé

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