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BOOTP : Bootstrap Protocol

Réseau

BOOTP : Bootstrap Protocol. « L'ancêtre de DHCP, qui donnait à une machine son adresse IP au démarrage, mais toujours la même et pour toujours », par analogie avec le vestiaire à numéros fixes, où chaque habitué retrouve le même crochet, jusqu'à sa mort et même un peu après, et où un inconnu repart sans rien.

Fonctionnement : Décrit dans la RFC 951 (1985). Une machine sans adresse diffuse une requête ; le serveur la reconnaît à son adresse MAC dans une table tenue à la main et lui renvoie son adresse IP, sa passerelle, et éventuellement le serveur et le fichier de démarrage à télécharger. Il utilise déjà les ports UDP 67 et 68, que DHCP a repris.

Pas de bail : L'attribution est statique et sans durée : pas de prêt, pas de renouvellement, pas de réserve d'adresses à distribuer. C'est précisément ce que DHCP a ajouté, en restant compatible avec les clients BOOTP.

Relais : Les agents de relais BOOTP permettent à une requête diffusée de franchir un routeur pour atteindre un serveur situé dans un autre réseau. Le même mécanisme relaie aujourd'hui les requêtes DHCP.

Aujourd'hui : On le croise encore dans le démarrage réseau d'équipements anciens, de stations sans disque et de certains matériels embarqués. Comme DHCP, il n'authentifie rien : la première réponse venue fait foi, comme dans les conversations de comptoir.

Ce qui arrive si on s'en passe

Un service BOOTP laissé actif sans contrôle accepte n'importe quelle réponse : un équipement pirate qui répond plus vite que le vrai serveur impose sa passerelle ou son fichier de démarrage aux machines qui démarrent. La table statique, tenue à la main, dérive aussi avec le temps : adresses attribuées à des machines disparues, doublons, équipements inconnus que personne ne sait plus rattacher à un propriétaire et que l'on n'ose plus débrancher, par respect pour les anciens.

Explication de la marmotte

Quand une machine s'allume sur un réseau, elle a besoin d'une adresse pour communiquer. Autrefois, un service lui répondait en regardant l'identifiant unique de sa carte réseau dans une liste écrite à l'avance, et lui donnait toujours la même adresse, sans limite de temps. Une machine absente de la liste ne recevait rien. Ce système a ensuite été remplacé par un autre qui prête les adresses pour un temps donné et peut accueillir des appareils inconnus.

Où ce terme est utilisé

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