Réseau
DHCP : Dynamic Host Configuration Protocol. « Protocole de configuration dynamique des hôtes », par analogie avec l'accueil d'un hôtel qui remet à chaque arrivant une clé de chambre et le plan des lieux pour la durée de son séjour.
Échange : Le client diffuse une découverte, un serveur fait une offre, le client la demande et le serveur la confirme : c'est le cycle DORA, transporté en UDP sur les ports 67 et 68.
Bail DHCP : L'adresse IP est prêtée pour une durée limitée, le bail. Le client tente de le renouveler auprès du même serveur à mi-parcours (T1), puis auprès de n'importe quel serveur vers 87,5 % de la durée (T2) ; à l'échéance sans réponse, il abandonne l'adresse. Le serveur fournit aussi masque, passerelle, serveurs DNS et d'autres options. Le journal des baux dit quelle machine portait quelle adresse, et quand : c'est l'un des rares témoins du réseau qui se souvienne de quelque chose.
Héritage : DHCP descend de BOOTP et sert encore au démarrage réseau de type PXE, via des options qui indiquent où aller chercher l'image de démarrage.
DHCP spoofing : Le client accepte la première offre venue, sans aucune authentification. Un serveur pirate branché sur le réseau répond plus vite que le vrai et distribue sa propre passerelle ou son propre DNS : tout le trafic des victimes passe alors par lui, sans qu'elles aient à cliquer sur quoi que ce soit. Une variante épuise d'abord le vrai serveur en réclamant des baux sous des milliers d'adresses MAC inventées (DHCP starvation), pour que seul le pirate puisse encore répondre, ce qu'il fait avec une amabilité remarquable.
DHCP snooping : La parade se règle sur les commutateurs. Seuls les ports déclarés de confiance, ceux qui mènent aux vrais serveurs, ont le droit d'émettre des offres et des confirmations ; une réponse DHCP arrivant d'un port utilisateur est jetée, sans lecture ni regret. Le commutateur tient au passage une table qui associe port, adresse MAC et adresse IP attribuée, sur laquelle s'appuient d'autres protections (inspection ARP dynamique, IP Source Guard). Une limite de débit sur les requêtes freine l'épuisement du serveur.
Ce qui arrive si on s'en passe
Sans attribution automatique, chaque adresse se règle à la main sur chaque appareil. Les doublons d'adresses apparaissent vite et coupent les machines concernées, les erreurs de passerelle ou de serveur de noms passent inaperçues jusqu'à la panne, et changer un paramètre réseau impose de repasser sur chaque poste. On perd aussi le journal des baux, qui permet de retrouver quelle machine portait quelle adresse à un moment donné, précieux lors d'une enquête après incident. À l'inverse, un service mis en route sans protection contre les serveurs pirates (filtrage des réponses sur les commutateurs) laisse n'importe quel appareil distribuer une fausse passerelle.
Explication de la marmotte
Chaque appareil branché à un réseau a besoin d'une adresse pour recevoir des messages, comme une maison a besoin d'un numéro dans sa rue. Plutôt que de régler ce numéro à la main sur chaque ordinateur, téléphone ou imprimante, un service s'en charge automatiquement. Quand un appareil arrive, il demande à voix haute un numéro ; le service lui en prête un libre, pour un temps donné, avec quelques indications utiles pour sortir sur Internet. C'est ce qui permet de se connecter au wifi d'un café sans rien régler.
Où ce terme est utilisé
- DNS, DHCP, NTP : services d'infrastructure réseau (47 occurrences)
- Comment sécuriser un démarrage réseau PXE en entreprise (30 occurrences)
- Attaque de l'intercepteur par ARP, DHCP, DNS, Wi-Fi et proxy TLS (14 occurrences)
- Interfaces, pilotes et démarrage par le réseau (12 occurrences)
- Inventorier les objets IoT oubliés sur le réseau (8 occurrences)
- Résolution locale, ICMP, MTU et multicast (8 occurrences)
- Menaces réseau, détection et réponse opérationnelle (6 occurrences)
- IPv4, CIDR et plans d’adressage (5 occurrences)
- Captures, observabilité et diagnostic multi-couche (4 occurrences)
- Décision de chemin, routes statiques et routage système (3 occurrences)
