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GTR : garantie de temps de rétablissement

Infrastructure

GTR : garantie de temps de rétablissement, engagement contractuel d'un opérateur à rétablir un service interrompu dans un délai donné. « La promesse que la panne ne durera pas plus de quatre heures, assortie d'une pénalité qui coûtera beaucoup moins cher que la panne », par analogie avec le plombier qui garantit son arrivée avant midi et rembourse le café s'il sonne à quinze heures.

Ce qu'elle mesure : Le délai court de l'ouverture du ticket d'incident, ou de la détection par l'opérateur selon les contrats, jusqu'au rétablissement du service. Elle se distingue de la GTI (garantie de temps d'intervention), qui promet seulement que quelqu'un se penchera sur le problème dans le délai, pas qu'il l'aura résolu.

Valeurs courantes : Quatre heures est la valeur la plus répandue sur les liens d'entreprise, en heures ouvrées ou, plus cher, à toute heure tous les jours. Les offres grand public n'en prévoient généralement aucune.

Petites lignes : Le décompte s'arrête souvent pendant l'attente d'un accès au site, d'une action du client ou d'un tiers. Les pénalités se limitent en général à un avoir sur l'abonnement, sans rapport avec la perte réelle d'activité.

Avec le SLA : La GTR complète le taux de disponibilité du SLA (Service Level Agreement) : 99,9 % sur un an tolèrent plus de huit heures d'interruption cumulée, qu'une GTR de quatre heures permet de répartir en deux pannes parfaitement contractuelles.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans GTR, une coupure de lien se règle au rythme de l'opérateur : le ticket attend son tour derrière ceux des clients qui ont payé pour passer devant, et un site entier peut rester sans réseau pendant un ou plusieurs jours. Même avec une GTR, la garantie porte sur le délai, pas sur l'absence de panne, et la pénalité ne compense pas l'activité perdue. Un service dont l'objectif de temps de reprise (RTO, Recovery Time Objective) est plus court que la GTR doit disposer d'un second lien, idéalement chez un autre opérateur et par un autre chemin physique. La GTR se vérifie dans le contrat avant l'incident et se consigne dans la fiche d'accès de chaque lien.

Explication de la marmotte

Quand une entreprise loue une connexion internet professionnelle, l'opérateur peut s'engager à la réparer en cas de panne dans un délai précis, souvent quatre heures. Cet engagement s'appelle la GTR. S'il n'est pas respecté, l'opérateur paie une petite pénalité, en général une réduction sur la facture. La GTR n'empêche pas les pannes, elle limite seulement leur durée. Pour ne jamais être coupé, il faut une deuxième connexion de secours.

Où ce terme est utilisé

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