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RPO : Recovery Point Objective

Infrastructure

RPO : Recovery Point Objective. « Objectif de point de reprise », par analogie avec la dernière sauvegarde d'une partie de jeu vidéo : on reprendra de là, et tout ce qui a été fait depuis est perdu.

Définition : Le RPO exprime la perte de données maximale acceptable, mesurée en temps : un RPO de quatre heures accepte de perdre au plus les quatre dernières heures d'écritures.

RPO et RTO : Le RTO dit combien de temps le service peut rester arrêté ; le RPO, jusqu'où on accepte de remonter dans le passé. Les deux se fixent avec les métiers, pas en salle serveur.

Moyens : Un RPO proche de zéro impose une réplication synchrone ou une journalisation continue, avec WAL et PITR ; une sauvegarde nocturne ne peut garantir mieux qu'environ vingt-quatre heures.

RPO réel : Le RPO affiché n'engage que ceux qui n'ont jamais restauré. Seul un test de restauration mesure le point de reprise effectif, qui a la fâcheuse habitude d'être plus ancien que prévu.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans objectif de point de reprise défini, la fréquence des sauvegardes est choisie par habitude plutôt que par besoin. Le jour d'une panne majeure, d'un rançongiciel ou d'une suppression accidentelle, la quantité de données perdues n'est connue qu'après coup, au moment de la restauration. Commandes, écritures comptables ou modifications de dossiers disparaissent sans qu'aucune décision n'ait jamais accepté cette perte. Les dispositifs de réplication et de sauvegarde ne peuvent pas non plus être dimensionnés ni vérifiés, puisqu'il n'existe aucun seuil auquel comparer le résultat d'un test de restauration.

Explication de la marmotte

Dans un jeu vidéo, quand on perd, on recommence depuis la dernière sauvegarde. Tout ce qui a été fait après est perdu. Pour une entreprise, c'est pareil avec ses données : si tout tombe en panne, on revient à la dernière copie. La question à se poser à l'avance est donc : combien de travail peut-on se permettre de perdre ? Une heure ? Une journée ? La réponse décide de la fréquence des copies. Si on ne peut rien perdre du tout, il faut copier en permanence, ce qui coûte beaucoup plus cher.

Où ce terme est utilisé

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