Réseau
STM : Synchronous Transport Module, module de transport synchrone, unité de débit de la hiérarchie SDH, dont le premier niveau, STM-1, vaut 155,52 Mbit/s. « Une trame de 2 430 octets qui revient huit mille fois par seconde, avec la régularité d'un fonctionnaire modèle », par analogie avec un tapis roulant dont chaque case est réservée d'avance.
Trame : La trame STM-1 (UIT-T G.707) compte 9 rangées de 270 octets et se répète toutes les 125 µs, soit 8 000 fois par seconde : 9 × 270 × 8 bits × 8 000 donnent exactement 155,52 Mbit/s. Une partie des octets forme l'en-tête de section, consacré à la supervision, à la détection d'erreurs et aux canaux de gestion.
Niveaux : Les niveaux supérieurs multiplient le STM-1 par quatre à chaque étape : STM-4 (622,08 Mbit/s), STM-16 (environ 2,5 Gbit/s), STM-64 (environ 10 Gbit/s) et STM-256 (environ 40 Gbit/s).
Contenu : Un STM-1 transporte par exemple un conteneur virtuel VC-4, qui peut porter 63 liaisons E1 à 2,048 Mbit/s, ou des cellules ATM, ou des trames Ethernet encapsulées. Son équivalent en SONET est l'OC-3 (STS-3).
Usage actuel : Les liaisons louées « STM-1 » ou « STM-4 » survivent dans les contrats d'opérateurs et les interconnexions anciennes, souvent bien après le départ en retraite de ceux qui les avaient commandées.
Ce qui arrive si on s'en passe
Une liaison STM exploitée sans surveillance des indicateurs d'erreur de son en-tête laisse se dégrader un lien sans alerte jusqu'à la coupure. Sans protection en anneau ni chemin de secours, la rupture d'une fibre interrompt tous les circuits multiplexés dans la trame. Et une synchronisation d'horloge négligée entre équipements produit des glissements de trame qui corrompent les données de façon intermittente, la variété de panne la plus coûteuse à diagnostiquer.
Explication de la marmotte
Dans les grands réseaux d'opérateurs, on a longtemps transporté les données dans des « paquets » de taille fixe qui partent à un rythme parfaitement régulier, 8 000 fois par seconde. Le STM-1 est la taille de base de ce paquet : il permet de faire passer 155 mégabits par seconde. Pour aller plus vite, on regroupe 4, 16, 64 ou 256 de ces paquets. Cette technique, très fiable, est peu à peu remplacée par d'autres plus souples.
Où ce terme est utilisé
- Accès terrestres, fibre, cuivre et réseaux câblés (1 occurrence)
- MPLS, GMPLS, SD-WAN et overlays opérateurs (1 occurrence)
