Réseau
Durée pendant laquelle une information, notamment une réponse DNS, est conservée en cache avant d'être considérée comme périmée.
Rôle dans le DNS : Le TTL indique en secondes combien de temps un enregistrement DNS peut être stocké en cache par un résolveur avant d'être rafraîchi auprès du serveur autoritaire.
Impact sur la performance et la propagation : Un TTL long réduit la charge sur les serveurs DNS mais ralentit la prise en compte des modifications, tandis qu'un TTL court accélère la mise à jour au prix d'un trafic plus important.
Fonctionnement technique : Le TTL est un compteur décrémenté à chaque seconde dans les caches DNS ; il ne provoque pas de propagation instantanée, mais détermine la durée de validité locale des données.
Ce qui arrive si on s'en passe
Un TTL long retarde la prise en compte des modifications : lors d'un changement d'hébergement ou d'une migration d'urgence, les résolveurs continuent pendant des heures d'envoyer visiteurs et courrier vers l'ancienne adresse, y compris si elle est passée entre d'autres mains. Une réponse falsifiée injectée dans un cache y reste elle aussi pour toute la durée de son TTL, ce qui prolonge d'autant l'empoisonnement. À l'inverse, un TTL trop court multiplie les requêtes et rend le domaine sensible au moindre incident sur ses serveurs autoritaires. La durée de vie d'une information est une affaire sérieuse, que la presse quotidienne a pourtant réglée depuis longtemps : vingt-quatre heures.
Explication de la marmotte
Imagine que tu notes l’adresse d’un ami sur un post-it pour ne pas l’oublier. Ce post-it reste sur ton bureau un certain temps, puis tu le jettes parce que tu penses que l’adresse pourrait avoir changé. Le temps pendant lequel tu gardes ce post-it, c’est un peu comme la durée pendant laquelle une information sur internet est gardée en mémoire avant d’être mise à jour. Cela permet d’éviter de chercher la même information tout le temps, mais aussi de ne pas garder de vieilles infos qui ne sont plus valables.
Où ce terme est utilisé
- DNS, DHCP, NTP : services d'infrastructure réseau (10 occurrences)
- Empoisonnement de cache DNS de Kaminsky à SAD DNS et parades (9 occurrences)
- DNSSEC : chaîne de confiance, validation et exploitation des clés (7 occurrences)
- Faille Facebook Voir en tant que 2018 et vol de jetons d'accès (3 occurrences)
- Suivre un flux de bout en bout (3 occurrences)
- Continuité, sauvegardes, PRA/PCA et haute disponibilité (2 occurrences)
- DAC, MAC, RBAC, ABAC ou ReBAC : quel modèle choisir (2 occurrences)
- Déployer SPF DKIM DMARC jusqu'à reject (2 occurrences)
- IoC ou TTP pour détecter une compromission (2 occurrences)
- Résolution locale, ICMP, MTU et multicast (2 occurrences)
