Réseau
UDP : User Datagram Protocol. « Protocole de datagrammes utilisateur », par analogie avec la carte postale glissée dans la boîte aux lettres, sans accusé de réception ni numéro de suivi.
Sans connexion : UDP envoie chaque datagramme indépendamment, sans poignée de main préalable. Il ne garantit ni la livraison, ni l'ordre, ni l'absence de doublons.
Légèreté : Son en-tête tient en huit octets : ports source et destination, longueur, somme de contrôle. Tout le reste est laissé à l'application.
Usages : DNS, DHCP, NTP, SNMP, la voix et la vidéo en temps réel, ou encore QUIC (protocole de transport chiffré bâti sur UDP) s'appuient dessus, parce qu'un paquet en retard y vaut souvent moins qu'un paquet perdu.
Adresse source : Rien ne vérifie l'adresse d'origine d'un datagramme : l'usurper est trivial, ce qui fait d'UDP le mégaphone préféré des attaques par amplification.
Ce qui arrive si on s'en passe
Ignorer qu'UDP ne vérifie pas l'adresse source, c'est laisser un service répondre à quiconque prétend l'interroger. Un attaquant envoie de petites requêtes au nom de sa victime vers des serveurs DNS, NTP ou SNMP ouverts, qui renvoient à la victime des réponses bien plus volumineuses : l'amplification submerge la cible sans que l'attaquant dépense grand-chose. Sans filtrage des adresses usurpées ni limitation de débit, chaque serveur mal réglé devient un porte-voix prêté gracieusement. Côté application, oublier qu'UDP ne garantit ni livraison ni ordre produit des pertes silencieuses. La carte postale arrive souvent ; elle arrive aussi chez ceux qui ne l'ont jamais demandée.
Explication de la marmotte
Pour envoyer des informations d'un ordinateur à un autre, il existe deux grandes manières. L'une ressemble à un appel téléphonique : on vérifie que l'autre décroche, on s'assure que chaque phrase est bien entendue. L'autre, celle-ci, ressemble à l'envoi de cartes postales : on les poste et on espère qu'elles arrivent, sans confirmation et parfois dans le désordre. C'est moins fiable, mais beaucoup plus rapide. On l'utilise quand la vitesse compte davantage que la perfection, comme pour un appel vidéo où une image ratée n'est pas bien grave.
Où ce terme est utilisé
- UDP, TCP et comportements de transport (15 occurrences)
- WireGuard et VPN maillés, fonctionnement, AllowedIPs et limites (15 occurrences)
- Couches, normes et vocabulaire de paquets (8 occurrences)
- Empoisonnement de cache DNS de Kaminsky à SAD DNS et parades (8 occurrences)
- QUIC, HTTP moderne, TLS et proxys applicatifs (8 occurrences)
- DNSSEC, DoH, DoT, ODoH et perte de visibilité pour la défense (5 occurrences)
- VoIP, signalisation et communications temps réel (5 occurrences)
- VPN, tunnels, bastions et interconnexions protégées (5 occurrences)
- GRE, IPsec ou GRE dans IPsec pour un tunnel site à site (4 occurrences)
- Nmap pour cartographier un réseau, des hôtes aux services exposés (4 occurrences)
