Aller au contenu

NAT : Network Address Translation

Réseau

NAT : Network Address Translation. « Traduction d'adresses réseau », par analogie avec le standard d'une entreprise qui fait sortir tous les appels des bureaux sous un seul et même numéro.

Principe : Un équipement en bordure réécrit les adresses (et souvent les ports) des paquets qui le traversent, puis garde en mémoire une table de correspondance pour renvoyer les réponses au bon destinataire interne.

Variantes : On distingue la traduction de source (SNAT) pour sortir, la traduction de destination (DNAT) pour publier un service, et la traduction de ports (PAT) qui entasse tout un réseau privé derrière une seule adresse publique.

Ce que ce n'est pas : Le NAT bloque par accident les connexions entrantes non sollicitées, ce qui lui a valu une réputation de pare-feu qu'il n'a jamais demandée. On a rarement vu un mécanisme aussi décoré pour un courage qu'il n'a pas eu.

Protocoles contrariés : Les protocoles qui transportent des adresses dans leur charge utile, comme SIP ou FTP, s'y cassent les dents ; il faut alors une passerelle applicative (ALG) ou les techniques STUN, TURN et ICE.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans traduction d'adresses, un réseau privé en IPv4 ne peut tout simplement pas joindre internet, faute d'adresses publiques pour chaque machine. Là où elle disparaît, notamment en IPv6, chaque appareil devient adressable depuis l'extérieur : le blocage implicite des connexions entrantes non sollicitées, que la traduction offrait par effet de bord, n'existe plus. Une imprimante, une caméra ou un partage de fichiers peuvent alors répondre à n'importe qui sur internet. La règle vérifiable est donc de ne jamais compter sur la traduction comme protection, et de placer un filtrage à état explicite qui refuse par défaut ce qui entre sans avoir été demandé.

Explication de la marmotte

À la maison, tous les appareils (téléphones, ordinateur, console) partagent une seule adresse vue depuis internet : celle de la box. Quand un appareil demande une page web, la box remplace son adresse interne par la sienne, envoie la demande, puis note dans un carnet qui a demandé quoi. Quand la réponse revient, elle consulte son carnet et la redonne au bon appareil. C'est comme l'accueil d'un immeuble de bureaux qui réceptionne tout le courrier au nom de l'immeuble, puis le distribue dans les bons casiers.

Où ce terme est utilisé

← Tout le glossaire