Pare-feu, architectures et NAT en une page
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Le NAT a la réputation d’un vigile ; c’est un standardiste, qui change les numéros et transmet les appels, et que personne n’a jamais chargé de refuser qui que ce soit.
L’essentiel
Section intitulée « L’essentiel »- Un filtre sans état juge chaque paquet isolément, sur ses adresses, son protocole et ses ports (couches 3 et 4). Pour laisser revenir les réponses, il faut ouvrir largement les ports de retour, ce qui ouvre aussi la porte à ce qui n’est pas une réponse.
- Un pare-feu à états garde la trace des connexions ouvertes. Une réponse qui correspond à une connexion connue passe ; un paquet entrant que personne n’a sollicité est refusé par défaut. C’est ce mécanisme qui protège un réseau domestique.
- Un proxy applicatif termine la connexion du client et en ouvre une autre vers le serveur : il voit le protocole (couche 7), peut filtrer des adresses web ou des commandes, et ne voit le contenu d’un flux TLS que s’il le déchiffre.
- Le NAT réécrit des adresses, et des ports dans sa forme la plus courante (NAPT). Il permet à tout un réseau privé de sortir derrière une seule adresse publique ; il ne décide pas de ce qui est permis.
- Une DMZ isole les serveurs exposés à Internet : Internet peut joindre la DMZ sur les seuls services publiés, la DMZ ne peut presque rien ouvrir vers le réseau interne. On la construit avec un pare-feu à trois pattes ou deux pare-feux en série.
- Publier un service, c’est ajouter une traduction entrante (redirection de port) et une règle qui l’autorise : le serveur publié devient joignable par tout Internet, et sa sécurité ne dépend plus que de lui.
- Le danger entre aussi par les flux sortants : un poste piégé appelle lui-même son serveur de commande, et la table d’états admet poliment les réponses.
- « Le NAT protège. » Faux. Le refus des paquets non sollicités vient du filtrage d’état, que les box et routeurs activent en même temps que le NAT, d’où la confusion. Sans règle de filtrage, un routeur qui reçoit un paquet adressé directement à une adresse privée peut fort bien le transmettre ; et une redirection de port, ou une ouverture demandée par UPnP, traverse le NAT sans même s’essuyer les pieds.
- « En IPv6, sans NAT, toutes les machines sont exposées sur Internet. » Faux. Chaque machine reçoit bien une adresse publique, mais avoir une adresse ne veut pas dire être joignable. Ce qui refuse les connexions entrantes non sollicitées, c’est le pare-feu à états de la box, en IPv6 comme en IPv4. En IPv4, il travaillait déjà, caché derrière le NAT qui en recevait tout le mérite.
- « Le pare-feu inspecte ce qui passe. » Faux. Un pare-feu à états regarde des adresses, des ports et l’état des connexions. Lire le contenu demande un proxy ou un système de prévention d’intrusion, et pour un flux chiffré, un déchiffrement que l’on a choisi de mettre en place.
- « Derrière le pare-feu, on est à l’abri. » Faux. Les flux autorisés (le site publié, le courriel, la navigation des postes) passent, par définition, avec ce qu’ils transportent. Le pare-feu réduit le nombre de portes ; il ne fouille pas ceux qui entrent par celles qu’on a ouvertes.
- « Mettre le serveur en DMZ sur la box, c’est le protéger. » Faux. L’option « DMZ » des box grand public envoie tout le trafic entrant non sollicité vers la machine choisie. C’est l’exact contraire d’une DMZ : un hôte sans pare-feu, sur lequel on a écrit « zone protégée ».
Pour aller plus loin : NAT, translations et publication de services · Filtrage, segmentation, NAC et Zero Trust · Topologies, composants d’interconnexion et LAN sécurisé · UDP, TCP et comportements de transport · IPv6 sans NAT · DMZ industrielle pour protéger le réseau de production · Comment limiter le mouvement latéral après compromission · L’adressage IP en une page · La poignée de main TLS 1.3 en une page.
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Elle cite
- Lien dans les deux sens :La poignée de main TLS 1.3 en une page
- L'adressage IP en une page
- Comment limiter le mouvement latéral après compromission
- DMZ industrielle pour protéger le réseau de production
- Filtrage, segmentation, NAC et Zero Trust
- IPv6 sans NAT
- NAT, translations et publication de services
- Topologies, composants d’interconnexion et LAN sécurisé
- UDP, TCP et comportements de transport
: les deux pages se citent l’une l’autre.
