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OT : Operational Technology

Sécurité

OT : Operational Technology. « Technologie opérationnelle », par analogie avec la salle des machines d'un paquebot, qui se moque éperdument du courrier des passagers tant que les hélices tournent.

IT contre OT : L'IT traite de l'information ; l'OT pilote des objets physiques : automates, capteurs, vannes, supervision de chaînes de production, réseaux électriques. On y parle aussi d'ICS (Industrial Control Systems) pour les systèmes de contrôle industriels.

La disponibilité d'abord : Ici, la priorité n'est pas la confidentialité mais le fait que la machine ne s'arrête pas. Un correctif exige un arrêt de production, donc il attend ; parfois des années, avec la patience des cathédrales et moins de vitraux.

Sécuriser sans casser : On cloisonne les zones, on filtre les flux entre bureautique et atelier, on surveille passivement plutôt que de scanner activement un automate fragile. La famille de normes IEC 62443 sert de référence dans ce domaine.

Autre sens : En cryptographie, OT désigne aussi l'oblivious transfer, ou transfert inconscient : une brique des calculs multipartites (MPC) où le destinataire obtient un message parmi plusieurs sans que l'émetteur sache lequel.

Ce qui arrive si on s'en passe

Traiter l'OT comme de l'informatique de bureau conduit à deux erreurs. Scanner activement un automate fragile, ou lui appliquer un correctif sans prévoir l'arrêt, peut interrompre une chaîne de production, puisque la disponibilité y prime sur tout le reste. À l'inverse, oublier de cloisonner l'atelier de la bureautique laisse un poste compromis par un simple courriel atteindre des automates, des vannes ou la supervision d'un réseau électrique, et l'incident quitte l'écran pour le monde physique. Sans surveillance passive, personne ne le voit venir. Dans une salle des machines, une panne informatique a le mauvais goût de faire aussi du bruit.

Explication de la marmotte

Dans une usine, une centrale ou une station de pompage, des ordinateurs spéciaux commandent de vraies machines : ils ouvrent des vannes, règlent des moteurs, surveillent des températures. Cet ensemble porte un nom à part, parce qu'il vit avec des règles différentes des ordinateurs de bureau. Là-bas, l'essentiel est que tout continue de tourner sans interruption : arrêter une chaîne de fabrication pour faire une mise à jour coûte très cher. Du coup, certains de ces équipements restent en service vingt ans sans changer. Les protéger demande donc surtout de bien les isoler du reste et de les surveiller de loin, sans les déranger.

Où ce terme est utilisé

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