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Principe du moindre privilège : Principle of Least Privilege

Sécurité

Règle de sécurité selon laquelle chaque utilisateur, processus ou service ne reçoit que les droits strictement nécessaires à sa tâche, et seulement pendant la durée nécessaire. L'objectif est de limiter les dégâts quand un compte est compromis ou qu'une erreur survient.

Rayon d'impact : Un compte compromis ne peut faire que ce que ses droits autorisent. Moins de droits, c'est moins de dégâts possibles, et un attaquant qui doit travailler nettement plus pour rebondir vers d'autres systèmes.

Droits temporaires : Les privilèges élevés s'accordent à la demande et expirent d'eux-mêmes (élévation ponctuelle via sudo, accès juste-à-temps) au lieu de rester attribués en permanence.

Dérive des permissions : Les droits s'accumulent au fil des changements de poste et des dépannages urgents, et disparaissent rarement. Vingt ans de métier apprennent que le droit admin « temporaire, on le retire lundi » fête en général son troisième anniversaire ; d'où l'intérêt des revues d'accès périodiques.

Pas seulement les humains : Comptes de service, conteneurs, jetons d'accès et rôles cloud sont aussi concernés. Une seule politique qui accorde tous les droits sur toutes les ressources suffit à annuler tout le reste.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans moindre privilège, chaque compte détient plus de droits que sa tâche n'en exige, et ce surplus fixe la portée réelle d'une compromission : un attaquant qui s'empare d'un identifiant de service ou d'un poste utilisateur hérite de tout ce que ce compte peut lire, modifier ou exécuter, puis s'en sert pour atteindre d'autres systèmes. Les droits accordés sans échéance survivent au besoin : comptes d'anciens employés, de prestataires ou de services retirés restent utilisables, situation traitée dans « Remédier sans casser les accès nécessaires ». Une erreur de manipulation ou un script défaillant agit lui aussi avec des droits étendus et touche des ressources étrangères à sa tâche. Enfin, quand de nombreux comptes peuvent tout faire, les journaux ne distinguent plus un usage légitime d'un abus, ce qui affaiblit la détection et l'enquête.

Explication de la marmotte

Dans un hôtel, chaque client reçoit une carte qui ouvre sa chambre, et seulement sa chambre. Le personnel de ménage a une carte qui ouvre les étages dont il s'occupe, mais pas le coffre-fort de la réception. Personne ne garde un passe-partout « au cas où ». Si une carte est perdue ou volée, le voleur n'entre que dans une seule pièce, pas dans tout le bâtiment. En informatique, c'est la même idée : chaque personne et chaque programme reçoit uniquement les autorisations dont il a besoin pour faire son travail, pas une de plus. Une erreur ou une attaque reste alors enfermée dans un petit coin au lieu de tout abîmer.

Où ce terme est utilisé

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